Ou bien était-ce seulement la beauté du fin canevas blanc tissé par ces chiffres dont on ne distingue l'existence qu'en s'approchant de la toile...
"Je voulais manifester le temps, son changement dans la durée, celui que montre la nature, mais d'une manière propre à l'homme, sujet conscient de sa présence définie par la mort : émotion de la vie dans la durée irréversible."
[...]J'ai donc pris la décision en 1972, après avoir dépassé le premier Million, d'éclaircir progressivement (1% environ) le fond gris foncé de chaque prochaine toile pour arriver, par cette osmose progressive entre le fond et les chiffres, au moment où les deux blancs vont se fondre, abolissant la différence entre une toile vierge et le Détail rempli d'un blanc pictural, le transformant par la durée en blanc mental-blanc mérité."
Roman Opalka