(360)
Hier j'ai pris la centrale en photo de la fenêtre de mon ancienne chambre. Ensuite je suis passé sur les quais de Seine, ils ont cassé l'ancien pavillon de mes grands-parents. C'est aussi à ce genre de choses que l'on voit le temps passer même si on ne veut pas le voir. Le paysage change. Ni meilleur ni pire parfois, il change c'est tout.
On ne voyait pas grand chose derrière les palissades blanches mais on voyait bien assez pour comprendre qu'il ne restait plus un mur debout. J'aurais peut être dû m'arrêter pour essayer de récupérer une brique du pavillon. Comme ça. Mais comme ils ont cassé le pavillon voisin et la petite usine située derrière, je n'aurais pas su faire le tri dans les gravats. Et puis tout semblait être entièrement déblayé ou presque.
On ne s'est pas arrêté. On a juste regardé le monde s'effondrer un peu plus tous les jours en passant au ralenti en voiture...