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Mais pas moyen de se garer facilement. De la voiture ce n'est pas facile, le parapet gâche la vue (étonnant de voir comme l'oeil le gomme d'ailleurs, ce que ne fera pas l'appareil photo) et on passe souvent trop vite. Alors on jete un regard trop rapide mais c'est déjà ça. Ce matin l'eau faisait des ondes à contre-courant, comme si elle voulait remonter vers la brume emprisonnée dans les arbres sur les berges dans la courbe du fleuve. Même dans le petit parc chez moi, la brume semblait planer au dessus de la pelouse.
Après ça, c'est l'agression de la ville et des automobiles hargneuses, la ville qui enfle et étouffe de plus en plus. On le sent bien ici, on respire de moins en moins. On a l'impression que la ville, la grande, la région autour, agit comme un aimant surpuissant attirant petit à petit, de plus en plus de monde. Ma polarité a dû s'inverser, je sens qu'elle me repousse.
(Cette chanson, c'est un peu la musique de la brume...)