Captain Beefheart : Dirty Blue Gene (Album : Doc at the radar station 1980)
C'est étrange comme ça vient parfois avec la nuit. On terminait d'écouter The Allender Band dont on reparlera un jour, le temps ça coule entre les doigts, on fait avec ce qui reste.
C'est venu comme ça. Avec la photo de ces deux cinglés. Beefheart des fois (oui on dit parfois mais ce soir ça sera des fois) quand il chante, on dirait une ville qui se dessine en accéléré, avec le tracé des routes. Sauf que les siennes sont tout sauf rectilignes. Ca part dans tous les sens, en zig-zag (wanderer?), l'essence du chaos. La musique de Beefheart c'est descendre un escalier en ratant deux marches sur trois alors qu'en fait on voulait aller dans l'autre sens (ou inversement)(suis-je clair).
Il y avait un peu d'appréhension, pas certain que ça passe bien le Beefheart et ses grincements, mais ma chérie trouve ça moins dissonant que pas mal d'autres disques (ah?). C'est pourtant une musique qui rebondit sur les nerfs, un truc de psychotique, pas le disque idéal avant d'aller se coucher de manière générale. J'ai bien dormi.
Beefheart vit planqué dans le désert de Mojave et a arrêté la musique depuis 1982. Il se consacre à la peinture. Peut être qu'il parle aux cactus géants du désert, Beefheart parlait aux arbres avant, ça doit lui manquer sinon.