Okay : Natural (Album : Huggable dust 2008)
Tout ce truc depuis plusieurs jours (des semaines???) , de lister les albums préférés de la décennie passée, c'est à moitié préparé. Et quand je dis à moitié... Ça part d'une liste avec des noms et à coté il y a des cases. C'est ma spécialité les cases. Professionnellement. D'habitude j'y mets des chiffres. Dans ces cases là j'y mets des noms piochés dans la liste à coté des cases. Les noms des disques sélectionnés. Ceux passés, et ceux encore à venir jusqu'au 31 décembre parce qu'ensuite c'est fini, on ne va pas y passer le réveillon non plus.
Le nom a changé, parce que soir comme une évidence, il est apparu qu'il était impossible de ne pas mettre cet album dans une case. A la place d'un autre (Animal Collective?) et peu importe. Aussi parce que je ne savais pas quoi écrire sur l'autre disque. Il y a des jours comme ça.
Parce ce disque est terriblement attachant. Pas un disque majeur non. Mais un disque touchant. Avec ses défauts, ses qualités aussi (la qualité du songwriting, la délicatesse des chansons, de l'instrumentation, l'émotion qui s'en dégage...).
Il a été bricolé par Marty Anderson seul dans le garage de ses parents, où il a installé son studio suite à la forme rare de maladie de Crohn dont il souffre qui lui interdit toute tournée. Comme ses deux albums précédents, High road, Low road. Un disque plein de chansons comme des perles de rosée, avec souvent ce petit pincement de tristesse. Des chansons qui oscillent entre la joie et la mélancolie, comme la voix de Marty Anderson et ses instruments tintinnabulant. Finalement on n'y a pas perdu au change.