dimanche 5 novembre 2006

115 Music memory : XTC : Senses working overtime (Album : English Settlement 1982)


On écoutait l'ipod en shuffle hier soir, ce matin, tout le temps en fait. Le moyen le plus simple d'emmener de la musique lorsque je suis chez ma chérie. Et puis j'aime les associations étonnantes qu'il fait parfois. Où sa manière de sortir une chanson à laquelle je n'aurais pas du tout pensé. Je regardais son petit écran et j'ai vu : 3 441 chansons. Mon ipod (rempli aux deux tiers) a dans son ventre trois mille quatre cent quarante et une chansons. Plus de 9 jours de musique. Et là je me suis posé la question.
Combien?
Combien de chansons?
Quel est le nombre de chansons que je connais, que j'ai écoutées?
Sur itunes j'en ai 18 000 environ. Avec des doublons forcément en raison des versions live etc. Disons 17 000.
Je ne sais pas combien j'ai de disques. Je ne les collectionne pas alors je ne les compte pas. Je les écoute.
En gros il est possible que j'aie, vinyles et cd's confondus, au vu de l'encombrement et des piles qui envahissent mon salon, dans les 3000 albums au maximum (on est bien loin des plus de 25 000 albums de John Peel).
En comptant une moyenne de 12 chansons par album cela ferait, 3000 x 12 chansons, 36 000 chansons. Evaluons grosso-modo à 12 000 les chansons sur itunes que je n'ai pas en cd ou en vinyle. On arrive environ à près de 50 000 chansons. Sans compter toutes celles que j'ai déjà entendues, que je suis capable plus ou moins de reconnaître, mais que je ne possède pas.
Et là, une autre question me vient à l'esprit :
Comment fait le cerveau pour enregistrer la plupart de ces chansons et me permettre de les reconnaître plus ou moins rapidement (mais pas dans tous les cas non plus)?
Je me suis alors demandé ce qui me permettait d'identifier une chanson :
La mélodie.
Les orchestrations, les harmonies.
Le rythme.
Le son.
Le timbre de la voix du chanteur.
Les paroles.
La tonalité de la chanson (???).
Les émotions ressenties (???).
Et surtout, comment le cerveau analyse le contenu d'une chanson et le "classe" pour qu'il puisse m'indiquer le titre, ou pour le moins, l'interprète de la chanson?
Il semblerait à la lecture de cet article paru dans la revue Nature, que le cerveau dispose d'un cortex auditif primaire, secondaire et tertiaire. Le cortex auditif primaire traiterait la hauteur et le volume des sons perçus par l'oreille et n'aurait pas d'autre fonction. Le cortex auditif secondaire lui, identifierait (et enregistrerait???) les séquences harmoniques, mélodiques et rythmiques de la musique. Le cortex auditif tertiaire intègre lui, ces éléments dans une perception globale de la musique (dois-je comprendre les émotions?)(voir également ici et cette somme d'articles). Il semblerait de plus que les musiciens aient un hémisphère cérébral droit plus développé que les autres. Donc je stockerais la musique à droite... Ca serait cette partie du cerveau, ce cortex auditif, qui me permettrait de reconnaître les chansons. Même si tout ça ne me dit pas comment le cerveau dissèque, classe et stocke quelque part ces informations et permet de les recouper avec la musique que j'entends à un instant donné...
Le plus important est peut être, plus que ces considérations en soit assez techniques, la diversité des émotions ressenties en écoutant ces chansons, quels souvenirs, quels sentiments elles stimulent, quelle chimie elles mettent en oeuvre dans le cerveau pour finalement me faire ressentir du plaisir. Parce que la finalité est bien là, au niveau du plaisir.
Du coup, j'ai commandé sur amazon This is your brain on music de Daniel J. Levitin qui semble traiter plus de cette question.
Pour, peut être, comprendre un peu mieux les plaisirs divers et variés que peuvent faire naître en moi près de 50 000 chansons...

one, two, three, four, five senses working overtime
trying to taste the difference 'tween the lemons and limes
the pain and the pleasure and the church bells softly chime

643 Grey sky (Gentle Despite)

Gentle Despite : Darkest blue (Album : Air balloon road 1990) On a encore perdu la lumière. Temps de campagne anglaise. Jour de vent et de ...