mercredi 18 avril 2007

191 And so on : Doveman : Honey + Drinking (Album : The Acrobat 2005)

      

J'ai mis ce disque de Doveman ce soir, parce que je voulais quelque chose de beau et de tranquille, comme un secret bien ou mal gardé c'est selon, un disque sur lequel on peut fermer les yeux, j'avais envie de fermer les yeux même en les gardant ouverts. Je me dis qu'il manquera toujours les mots pour décrire ce frisson imperceptible de l'épiderme à l'écoute de certaines musiques, comme si la peau se hérissait doucement à l'intérieur. Parfois je me dis qu'il faut se parler à soi-même pour entendre cette musique. On passe en coup de vent sinon, elle est trop friable pour nous arrêter. Bien sûr il faudrait la nuit, le rêve, l'envie, le désir pour resserrer les mailles du filet, et sentir les notes serrées contre soi...
C'est une drôle de période même si elle ne prête pas à rire. Une tension impalpable en persistances nerveuses, tous les soirs depuis lundi je joue et chante After the gold rush au ukulélé comme on se met un baume pour apaiser les coups de soleil. Tout cela est idiot. J'ai bu du thé blanc au parfum d'abricot. Combien de détails encore, insignifiants, légers comme des voiles de mousseline dans lesquels s'enrouler, en écrans dérisoires, pour fermer les yeux même en les gardant ouverts...

643 Grey sky (Gentle Despite)

Gentle Despite : Darkest blue (Album : Air balloon road 1990) On a encore perdu la lumière. Temps de campagne anglaise. Jour de vent et de ...