C'est étrange. J'ai reçu hier un mail d'un jeune homme me parlant de mes 14 jours à La Baule. Ce vieux texte, improvisé tous les soirs en juillet 2003, sur mon balcon durant mes vacances à... La Baule. Je l'avais presque oublié. Peut être que j'ai voulu l'oublier. Je l'avais écrit pour oublier d'ailleurs.Je trouve maintenant ce texte plutôt mauvais, il m'horrifie. Je ne veux même pas le relire (d'ailleurs ne le lisez pas non plus). C'était un besoin, une nécessité. Ce n'est pas la première fois que l'on m'écrit à son sujet. Peut être qu'il parle à certains malgré sa médiocrité. Mais c'est juste une histoire. Les couleurs ne disparaissent pas. C'est juste que parfois, on n'arrive plus à les voir...
Il semble qu'il pleuve tous les soirs à peu près à la même heure. Comme une sorte de rendez-vous. La pluie d'hier était plus belle. Celle de ce soir est plus violente, comme une personne parlant trop fort volontairement pour qu'on la remarque. Là, ça commence même à crier. L'été semble avoir du mal à arriver. Ou il s'est perdu en chemin.
Je vais retourner une semaine à La Baule en juillet. Je crois que je n'écris plus beaucoup. C'est parce que je vois les couleurs...
Je n'écris pas
Je n'écris pas
Non je n'écris pas
Pour perdre mon temps
On n'écris pas
Je perd mon temps
Addenda : Il a encore plu ce soir, à la même heure ou presque. On s'habitue doucement.