mercredi 9 décembre 2009

606 LesMes albums de la décennie #12 ( Esbjörn Svensson Trio : Eighty eight days in my veins )


Esbjörn Svensson Trio : Eighty-eight Days In My Veins (Album : Viaticum 2005)

La nouvelle se trouvait dans le fil d'infos du Guardian. Esbjörn Svensson est mort. Un des rares pianistes actuels avec Brad Mehldau à m'émouvoir, à me mouvoir même parfois. Une musique de voyages, immobiles ou non.

La musique d'E.S.T est dans le prolongement du lyrisme d'un Keith Jarrett, avec un petit quelque chose de Bill Evans et cette touche supplémentaire de modernité, d'urgence, de mouvement, de pression des temps actuels.
Esbjörn Svensson avait certainement encore plein de notes dans la tête et dans les doigts. Des notes d'un brouillard bleuté sensuel.

Il y avait déjà quelque chose de triste dans ce lundi gris et humide, dans cet été étouffé. Des traînées de poussière humide dans les caniveaux. Un sac plastique s'envolant dans le courant d'air des immeubles froids. Des morceaux de rien. Pas besoin de cette nouvelle en plus.

La mer se fait attendre. Peu importe le soleil. Le vent manque de toute manière. Attendre en attendant. Le golfe aussi, aux lumières apaisées. On écoutait Esbjörn Svensson le soir l'été dernier. Dans cette petite maison blanche.
C'est beau le piano. Je n'y entends pas grand chose à toutes ces touches, trop nombreuses pour mes petites mains. Je ne sais qu'y plaquer quelques accords simples et répétitifs. Peut être pour cela que l'instrument fascine tant.

Il fait toujours gris dehors. Le boulevard crache son ennui derrière la vitre. Je mets toujours des chiffres dans des cases en écoutant, bien entendu, il faut bien entendre, le piano d'Esbjörn Svensson, mort noyé à 44 ans dans les eaux de la mer Baltique si bleues l'été, au large de Stockholm.
Beaucoup d'eau pour une musique liquide. A se demander s'il n'est pas simplement retourné dans son élément...

KMS 16 juin 2008


Il n'était pas facile de choisir. C'est peut être juste le fait d'avoir été réveillé par ce piano ce matin qui me l'a fait préférer à Seven days of falling ou à Strange place for snow.

643 Grey sky (Gentle Despite)

Gentle Despite : Darkest blue (Album : Air balloon road 1990) On a encore perdu la lumière. Temps de campagne anglaise. Jour de vent et de ...