lundi 14 décembre 2009

611 LesMes albums albums de la décennie #17 ( David Sylvian : The only daughter )


David Sylvian : The only daughter (Album : Blemish 2003)

Ascétisme sonore, pièces musicales épurées à l'extrême, ne reste plus que l'émotion pure et concentrée. l'imagination est aussi invitée à prolonger en échos silencieux les rares notes jouées. Des climats froids, paysages hivernaux minimalistes à première vue mais d'une complexité infinie si l'on prend la peine de s'en approcher.

La beauté zen de ce disque mêle le jeu de guitare improbable du regretté Derek Bailey aux bruits électros minimalistes de Fennesz (dont on reparlera) aux triturages et collages réalisés par Sylvian lui même, comme sur ce morceau, et à cette voix au grain si particulier, parfois doublée, avec une présence étonnante.

On pense aux lacs gelés à perte de vue de Bashung, sous un ciel bleu acier, au vide, au silence, à la lumière éblouissante. Quand on ne sait plus si c'est le froid vif ou la beauté assourdissante qui fait pleurer.

Un album déroutant et exigeant, pas loin d'une quête de sérénité spirituelle. Un des plus beaux albums de la décennie avec Cold House de Hood.

(Derek Bailey, mort le jour de noël 2005, a sorti en 2002 le très beau Ballads (spotify) avec lequel on pourra s'initier à son jeu de guitare si particulier)
NOTA : pour ceux qui vont écouter, je précise que non, le fichier n'est pas endommagé.

643 Grey sky (Gentle Despite)

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