jeudi 14 août 2008

391 Les duels de l'été #3 :

Red House Painters : Katy Song (Album : I (Rollercoaster) 1993) Vs. Smog : Cold Discovery (Album : Dongs of sevotion 2000)

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Des groupes d'un seul homme. Le beau Mark Kozelek pour Red House Painters. Le bien peigné Bill Callahan pour Smog où on ne s'étend pas dans le superflu. C'est du sec. Il n'y a pas de gras. C'est le muscle asséché sous la peau. Pas de surcharge pondérale. Kozelek est plus moelleux. Plus fataliste. Vautré dans les coussins sirotant un thé au jasmin. Plus douillet.

Là où Kozelek se coupe mollement les veines dans un bain chaud, Callahan se pend froidement à la poutre en chêne de son salon. Smog est souvent râpeux, là où les Peintres de la Maison Rouge sont comme un vent chaud sur la peau.
Les deux ont des histoires pesantes comme des gueuses de plomb. On fait par contre dans la parcimonie au niveau des notes.

Et puis la voix. Les voix. Celle chaude, très intérieure de Kozelek. Celle grave, très épidermique, en surface, de Callahan, plus énigmatique.

Kozelek et ses paroles, plus mélancoliques, plus romantiques, fait dans le souvenir nostalgique, le cliché jauni réveillant les souvenirs enfouis. Bill, comme pour la musique, se veut plus économe, plus froid, plus dans le présent, dans la description glacée sans concession, avec parfois un humour (Dress sexy at my funeral, for the first time of your life sur le même album) faisant défaut à Kozelek. Without you what does my life amount to? chante Kozelek alors que Callahan lui répond You're the one that will remain.

Aussi essentiels l'un que l'autre, même si objectivement, Smog est plus défendable que les Red House Painters mais je suis attaché sentimentalement à leurs disques... donc du coup...

Résultat : RED HOUSE PAINTERS vainqueur par décision de l'arbitre

643 Grey sky (Gentle Despite)

Gentle Despite : Darkest blue (Album : Air balloon road 1990) On a encore perdu la lumière. Temps de campagne anglaise. Jour de vent et de ...