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Il faudrait une musique ressemblant au bruit des doigts caressant le velours. Musique de ville irréelle. J'y pensais en passant le pont sur la Marne ce matin. Si l'on ouvre son esprit il se ferme au bruit de la ville. Les voitures autour se taisent. Il ne restait plus que le bruit des doigts caressant le velours.Le bruit filtré des pneus sur l'asphalte. Le bruit filtré des pas des passants sur le trottoir. Transformé en ce bruissement doucereux.
Attendant le feu rouge le temps s'était arrêté comme mon regard sur le fleuve. Peut être parce que j'aurais voulu être assis sur la berge. Plutôt que là, dans la voiture, direction le bureau.
Le bruit des doigts caressant le velours. Le bruit de la ville étouffé par le coton de l'esprit qui s'évade. Ca ressemblait à la musique de ce groupe au nom idiot. Le feu est passé au vert.
Septembre débute à peine. J'en suis déjà fatigué. Je n'aime pas cette rentrée.