Je pourrais raconter mon week-end (voiture en panne)(achat de disques)(quatre)(hyper raisonnable)(le Thurston Moore n'est pas encore sorti en vinyle et le Robert Wyatt pas encore sorti tout court comme le Beirut)(un château Talbot 1990)(un peu décevant)(mais qui s'est laissé boire quand même)(un dimanche tranquille)(filets de rouget et fenouil) et puis à quoi bon (dont j'ai acheté le bouquin sur Dylan)(ah ah).Je pourrais aussi faire la liste de tous les disques écoutés ce week-end mais je n'ai rien noté (Isaac Hayes vendredi soir, Magnolia Electric Co)(Okkervil River, Pinback, Zombie-Zombie et Bill Evans samedi)(Animal Collective, New Order, Roxy Music, Buzzcocks, Swell Maps, Nick Drake là tout de suite)(Et Dylan tous les jours)(j'ai oublié les autres) mais je devrais le faire sur une semaine. Noter un à un tous les disques écoutés. Ca pourrait être intéressant.
Alors quoi? A part que cette chanson me passe toujours au travers du corps quand je l'écoute. Un phénomène physique. Ca part du haut et ça descend. Ca me fouille les intestins quand Eef Barzelay pousse sa voix sur les fins de vers. Sans parler du refrain quand il braille uglier thaaaan YEEEAAAAUUUHHHHH.
C'est rien cette chanson. Rien ou presque. Quatre accords majeur de débutant (La/Do/Sol/Fa). Hyper simple. Une guitare et un mec qui se sort les tripes en chantant. Rien d'autre. Tout ce que je rêve de faire et tout ce que je n'arrive pas à faire. J'écoute cette chanson depuis quand... 2002, quand j'ai découvert ce groupe par hasard sur scène (j'étais venu voir Mercury Rev). Et depuis ça me fait le même effet à chaque fois que je l'écoute. Ca me passe à travers du corps. Ca m'envahit. La voix. La mélodie. Cette chanson est terrible. Terrible. Il n'y a peut être qu'à moi que ça fait cet effet. Je ne sais pas. Mais terrible.
Alors je pourrais raconter mon week-end mais...
Hier soir, je lisais un chapitre racontant l'histoire d'


"[...] 8. Tous les proprios sont des salopards doucereux qui laisseraient les ruines de Pompéi s'effondrer sur votre lit à baldaquin sans lever le petit doigt. Ils méritent tout ce qui leur arrivera, et MMM est le briseur de bail garanti. Tout locataire d'Amérique devrait posséder un exemplaire de cet album. Soyez prémunis !
Alors quoi?