Les Brigittines à Bruxelles présentent actuellement les Cocons de lumière de Dimitri Parimèros (qui avait fait une présentation similaire dans le cadre de la nuit blanche 2007 (bourgeons lumineux)(pas vu)).Plongé dans l'espace vide de l'ancienne chapelle des Brigittines et le noir total, subjugué par la beauté, on regarde ces cocons lumineux s'animer lentement au gré des variations d'intensité lumineuse, allant parfois jusqu'à l'extinction, avec ces coeurs bleus battant parfois sur un drôle de rythme et ces fibres optiques comme des doigts d'extra-terrestres.
Dans le silence à peine troublé par des craquements orchestrés (*) et l'élévation du lieu, on ressent un calme et une sérénité amniotiques. L'impression d'être débarrassé de la pesanteur, et flottant dans l'espace, d'assister à la naissance d'une galaxie d'étoiles. Un moment étonnamment magique.
On ne peut résister à poser les doigts sur la résine des cocons en espérant presque sentir une chaleur ou un battement caractéristique.
Il faudrait avoir une pièce avec cette installation à disposition, pour s'y émerger, sentir tout le stress quitter le corps, et y écouter des musiques lentes et pénétrantes, comme cette superbe chanson de Brian Eno (de 1977).
(*) : Du moins jusqu'à ce qu'une connasse entre en braillant OH COMME C'EST BEAU t'as vu chéri c'est fait en quoi C'EST DINGUE NON T'AS VU avant d'aller cogner violemment sur les cocons comme sur des tambours... même si mon chut courroucé l'aura fait taire, cette pétasse aura tué la magie du moment où nous étions seuls, toi et moi, dans ce lieu au spectacle étonnant.
(on peut aussi cliquer sur la photo)
Nota : Et une belle playlist sur Killing me Softly (ah la chanson de dimanche...)
Impossible de faire moins. 50 chansons c'est un bon chiffre et un bon objectif à atteindre pour de futurs compilateurs. La 51ème, Father of night, et ses 1m29s, permet de compléter habilement un des disques. Sans surprise, seules quatre chansons datent d'après 1977... malgré quelques regrets comme Cold Iron Bounds laissé de coté, que reprend magnifiquement Tom Verlaine (de Television)(et puis Tom Verlaine pour illustrer un type qui vénère Rimbaud...) sur la B.O de
Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de rester un peu musicalement en 1977. 
Il y a avait hier à l'exposition de